Comment améliorer le "self-carriage" ?

May 18, 2019

Notion très développée dans la discipline du Dressage, le "self-carriage" est l'idée du cheval qui se porte tout seul.

 

Il est entendu par là, un cheval souple et décontracté portant seul le poids de sa tête, sans avoir besoin de peser sur la main. Le self-carriage est l'essence même de notre premier fondement que nous avons à Terre de Sport Equestre préféré appeler : la décontraction.

 

 

 

Cette notion est intimement liée à la décontraction et à la souplesse (notion que j'ai développé dans d'autres articles), mais également au respect du "cadre" par le cheval.

 

Le cadre est un peu comme une boîte dans laquelle rentrerait un contorsionniste.

 

Au début de sa carrière, le contorsionniste n'est pas assez souple et relâché pour rentrer dans une petite boîte, il va donc commencer par chercher une boîte assez grande lui permettant de rentrer dedans sans « forcer ».

 

Avec de l'entraînement il va gagner en décontraction, ce qui lui permettra de gagner en souplesse et donc peu à peu de rentrer dans des boîtes de plus en plus petite.

 

Lorsque votre cheval tire ou s'appuie sur les rênes, il cherche simplement (par manque de souplesse et/ou de décontraction) à pousser les parois d'une boîte trop petite. A vous de choisir avec attention la taille du cadre (de la boîte).

 

Le cadre est donc de manière plus simple la taille des rênes.

 

Les chevaux ne peuvent gagner en souplesse que s'ils sont décontractés, tout comme nous d'ailleurs !!

 

C'est bien la décontraction dans un effort physique qui nous permet d'aller plus loin dans cet effort. Sinon nous nous crispons pour ne pas aller plus loin dans l'étirement (prenez l'exemple du grand écart) de peur de casser.

 

Il est donc indispensable d'être décontracté mentalement pour l'être physiquement, puis ainsi gagner en souplesse.

 

Pour nous cavalier, il est compliqué (impossible) d'obtenir la décontraction mentale de son cheval sans passer par son corps !!

Il nous faut donc réussir à obtenir la décontraction physique de notre cheval, cela induira une invitation à ce qu'il se relâche mentalement, ce qui nous permettra d'obtenir plus encore, plus facilement et plus longtemps de décontraction physique...

 

Nous entrerons ainsi dans ce que j'appelle le cercle vertueux !!

 

Pour le cheval il est plus aisé de se relâcher dans une attitude plutôt ronde et basse.

Ainsi le cheval va décontracter sa mâchoire, sa nuque, et toute son encolure.

La décontraction de l'encolure va entraîner la décontraction du dos, et dès lors l'ensemble de la ligne du dessus décontractée va non seulement commencer à gagner en souplesse, mais aussi commencer à inviter le cheval à se décontracter mentalement.

 

C'est pourquoi les attitudes plutôt rondes et basses sont les attitudes de base de notre travail quotidien. Un bon moyen de savoir si nous sommes dans une attitude d'entraînement juste est de vérifier que l'encolure est ronde et la nuque plus basse que le garrot. Aucune incidence sur l'équilibre (bien au contraire, lisez mes articles là dessus) si cette attitude est obtenue sans tirer, sans tenir le cheval ainsi, mais plutôt avec un cheval qui « s'abandonne », qui lâche prise.

 

Une fois établie et obtenue facilement, les variations de ces attitudes grâce aux variations du cadre vous permettront d'avoir un cheval décontracté et souple dans n'importe quelle attitude.

 

 

COMMENT FAIRE ? RECHERCHER LA DECONTRACTION:

 

 

C'est exactement le point de départ de notre méthode :

 

Le cavalier demande de la décontraction (cession, encolure ronde...)

en pressant les rênes comme une éponge gorgée d'eau

Le cheval se crispe

La pression augmente progressivement

Le cheval cède

La pression des doigts sur les rênes cesse immédiatement

 

Évidement ce cheminement est à reproduire dès que le cheval se crispe, cherche à sortir de la main, ou ne respecte pas la rondeur. Peu à peu il va comprendre qu'il est plus confortable pour lui de ne pas lutter contre la main de son cavalier. Il cherchera son confort en évitant l'augmentation de la pression.

 

Puis il va peu à peu trouver du confort dans cette attitude et donc il ne cherchera plus à se crisper tout simplement parce que cela est moins agréable pour lui que de rester relâché.

 

Vous pourrez donc obtenir plus vite cette décontraction et la voir conservée par le cheval de plus en plus longtemps...

 

Vous améliorez pas à pas le « self-carriage ».

 

 

Je vous conseille ce livre de Pierre Beaupère dont j'aime beaucoup la philosophie:

 

 

 

Maintenant je vous mets au défi:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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